STAND-ART

[CULTUREL] Instalation d'un pole culturel à l'estaque - Marseille

Équipe : Jonathan Cacchia et Amine Dahouadi

Maître d’ouvrage : Thalassanté

Surface utile : 1 000 m²
Montant des travaux : 1 250 000 €
Programme :

Espace d'appropriation pour Marseille Capitale de la Culture 2013

 

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Ce projet a été nommé « Stand Art » du fait qu’il se tient et se dresse (de l’anglais « to stand » = « être debout ») comme un phare sur le port de l’Estaque. Mais aussi il sert à soutenir, supporter et mettre en avant des créations et des œuvres d’art (de l’anglais « to stand for » = « soutenir »).

 

A la fois, ce projet  sert l’œuvre d’art en général et il en incarne une lui-même car il s’érige de façon sculpturale en détournant habilement des conteneurs standard.

 

On peut aussi noter que ce projet est une structure dont le contenu est savant mais dont l’assemblage se révèle d’une simplicité enfantine. Ainsi sa mise en place pourrait être facilement reproduite. Cette structure deviendrait alors un standard qui se développerait en différents endroits en utilisant comme matériaux d’autres éléments standardisés (les conteneurs) disponibles partout.

Grâce à ce système, le standard, le basique et le commun deviennent une part prépondérante du développement de l’artistique, de l’original et de l’unique.

 

C’est un cadre, un volume, une matière qui donne naissance à des usages, des perceptions et des sensations. Ce cadre n’est qu’indicatif, il installe un ordre qui doit laisser place à la liberté. Voici ce qu’il peut contenir :

 

Solidité :

La construction en elle même se doit d’être « solide » afin de supporter les aléas de la vie naturelle et humaine alentour. Cette solidité permet d’installer une confiance…

 

Usages.

Il n’y a pas de programme définit pour cette construction. Ce sont les espaces différents qui peuvent induire un usage ou un autre. Ces différents usages possibles donnent différents scénarios qui font devenir ce bâtiment en un lieu de vie.

 

Public.

De part son architecture, ce bâtiment se veut le maximum ouvert. A tous et pour tous. Un lieu d’échange. Les espaces disponibles sont vides. Le vide par définition est la place du possible. La place est par définition public.

 

Fonctions.

Seules des fonctions essentielles sont mises en place pour cette construction. Ni plus, ni moins. C’est une structure vide comprenant des escaliers pour relier différents niveaux, des réseaux électriques pour alimenter la  structure en électricité…

 

Ephémère.

Le temps est un espace qui est à pratiquer aussi. Le temps de cette installation est l’espace définit dans laquelle naitra et évolueront des formes de vie.

 

Autonome.

L’environnement préoccupe la pensée de chaque architecte aujourd’hui. Quels impacts génèrent une construction ? Quelles actions ou non-actions ?

Le bâtiment se veut autonome dans ses besoins énergétiques et plus autonome par rapport à sa terre d’accueil (peu importe le sol, il n’y a pas de fondation lourde) et autonome au point de vue de sa gestion par ses usagers.

 

La règle.

La règle est l’appropriation. Extrapoler ces vides. Cultiver ces vides. En fait la règle est qu’il n’y a pas de règle.