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Avant

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Après

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LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI - LES MAGASINS

[CULTUREL] Réhabilitation en site occupé d'aménagement d'ateliers d'artistes - Marseille

Équipe : ARM architecture mandataire [Collaboration : Jonathan Cacchia] / DVVD / ELITHIS / R2M ECONOMISTE

Maître d’ouvrage : SCIC SA Friche de la Belle de Mai
Surface : 10 000 m²
Montant des travaux : 9 311 000 €
Livraison 2013
Programme :

  • Réhabilitation des anciens entrepôts en ateliers d’artistes, studios de production, en bureaux pour les artistes résidents.

  • Aménagement d’espaces publics et d’un toit-terrasse

Opération de réhabilitation à tiroirs, en site occupé.

Bâtiment de trois étages de 125 mètres de long par 75 mètres de large, datant du milieu du XXe siècle, il constituait un des entrepôts de cigarettes de l’usine Seita (les cigarettes étaient ensuite envoyées via le bâtiment de la Cartonnerie à travers la France, par rail). C'était un lieu hermétique, glacial, sombre et humide aux circulations difficiles. C'est pourquoi à partir de l’occupation de SFT (1992), c'est moins les Magasins que la Tour qui a été investie par les associations et artistes.

Après deux ans de travaux de percements et de réhabilitation, dirigés par ARM dans un tempo bien orchestré, les artistes, associations, sociétés de production, radio et autres collectifs artistiques ont été tous regroupés dans les Magasins (printemps 2012), libérant ainsi la Tour destinée à un nouveau programme dédié aux espaces d'exposition (inauguration : janvier 2013). 

 

Un lieu public en trois dimensions à l'échelle d'un quartier. On entre à l'intérieur des Magasins tout en ayant la sensation d’être toujours à l'extérieur. Épousant la structure existante du bâtiment (trame de poteaux de 7,5 mètres) les architectes d'ARM ont créé deux circulations perpendiculaires qui traversent tout le bâtiment. D'une largeur de sept mètres, elles constituent des rues ouvertes à l’air et à la lumière grâce à quatre larges percées à travers les dalles des deux étages. Ces percements verticaux amènent la lumière jusqu’au niveau du terrain naturel. Des failles qui illuminent et créent des patios. De toutes parts, on perçoit le ciel, les étages du haut et du bas, des rues, des places, des passerelles, des cours. L'espace est public, propice aux échanges artistiques visuels, sonores, vivants. Une réinterprétation du vocable des usines où les cours étaient les lieux de démonstration de ce que l'on fabriquait. 

Les architectes ont également percé la façade dans l'axe des rues. Elles aboutissent sur l'extérieur, ouvrant le coeur du bâtiment aux vues lointaines. À la place des murs, des échappées visuelles sont cadrées dans quatre directions sur le ciel, sur les rails et sur le quartier escarpé de la Belle de Mai.

Le dispositif invente d’autres relations de continuité à la ville avec le toit-terrasse des Magasins traité en place aérienne. Cette cinquième façade fait partie intégrante du projet. C’est une terrasse de 7 000 m² avec vue sur la rade de Marseille. Le bâtiment du Panorama en est le belvédère. Lieu d'accueil du public qui connecte trois bâtiments, elle est homologuée pour recevoir 750 spectateurs et une buvette.